Le but du jeu

 

 

Lorsque l’on comprend qu’au plus haut niveau, nous sommes une conscience observant la matière se dérouler à travers notre incarnation humaine. Lorsque l’on prend entièrement conscience de notre lien, en tant qu’être spirituel incarné dans la matière, avec l’univers tout entier… une étape suivante apparait.

 

On a enfin comprit qu’il n’y a rien à craindre, à fuir, à obtenir, ou à devenir. On sait maintenant avec certitude que nous ne sommes pas des victimes emprisonnés à tout jamais par notre système de croyance et on comprend parfaitement que nos actions deviennent le reflet spontané de notre vraie nature. A ce stade nous comprenons que nous sommes ici dans la dualité pour jouer un jeu. Un jeu que l’on prenait tellement au sérieux. Un jeu où l’on avait vraiment peur, où notre mental avait des théories des plus convaincantes pour justifier chacune de nos peurs. Un jeu dans lequel on s’était perdu, croyant que le monde extérieur était l’unique réalité.

 

Il est enfin clair et limpide maintenant que toutes les qualités et défauts que l’on se donne, ne sont à chaque fois qu’une partie de ce qu’on est réellement. Nous sommes toujours les deux polarités à la fois, la partie que l’on veut rendre visible n’ayant pour but que de garder l’autre invisible. On comprend alors toutes les règles du jeu.

 

Lorsqu’on s’affirme grand, c’est notre petit nous-mêmes qui parle. Lorsqu’on se croit victime, c’est notre propre agressivité que l’on cache. Lorsqu’on se montre généreux, c’est notre partie égoïste qui à la base de l’action. Lorsqu’on est méchant, c’est posé sur notre gentillesse. L’être humain est exactement cette dualité incarnée.

 

A un niveau bien supérieur nous avons conçus nos corps physiques comme des véhicules, afin de venir faire une expérience dans un monde relatif. Mais avant d’être des êtres humains, nous sommes d’autres êtres qui avons le plaisir de manipuler la génétique pour avoir créé des sphères de vie comme cette planète, puis avoir créer sur cette planète des corps, puis avoir investi ces corps pour vivre des expériences humaines.

 

Le sens de cette expérience étant que les êtres humains aient des émotions qui les connectent avec leurs réalités extérieures. Pour qu’ils restent en vie, on a induit les êtres humains d’une émotion primaire, la peur de mourir.

 

On a donc fabriqué ce que l’on nomme un égo, une entité indépendante circulant à travers les dimensions de temps et d’espace. L’égo, uniquement conscient de sa vie dans le monde relatif, va développer à partir de sa structure interne la peur de mourir. Ce qui va donc engendrer à l’extérieur dans une parfaite polarité, de la survie. Vu que les véhicules que nous avons créés fonctionnent de manière autonome, ne sachant pas qu’ils sont reliés à quelque chose d’infiniment plus grand, dès qu’ils se mettent à croire quelque chose, cela devient leur réalité.

 

Le collectif humain est pris depuis des milliers d’années dans ce jeu de la matière. Où nous avons connu vie après vie des accidents, des maladies, des décès, c’est toute cette masse traumatique que nous portons. De là, notre fuite dans nos croyance. Les êtres de lumière sont ceux et celles qui sont aujourd’hui en passe de se souvenir de notre véritable nature. Ceux et celles qui prennent amplement conscience du jeu que l’on vit dans ce corps temporel au sein d’un monde relatif... eux voient leur vie entière changer.

 

Combien de nos problèmes deviennent futiles. Le sérieux qu’on apportait aux choses mondaines perd de son intensité et cette intensité est transférée vers des moments qui procurent de la joie. Comprenant l’enjeu et le sens de l’incarnation, elle est acceptée, sans peur, sans colère et sans d’obligation… juste avec un sentiment de responsabilité de jouer ce jeu que l’on a créé. C’est à ce moment-là qu’on arrive à faire jaillir en lumière les parts de nous-même encore cachée et que la vie prend désormais tout son sens.